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le 08-10-2015 22:12
Les lieux dits reprennent des faits marquants ou facilement identifiables (le gouffre de la femme morte, la maison blanche, la belle hôtesse, milin diaoul - en breton, moulin du diable, liorzou, tjs en breton, l'endroit couvert de ronces, dans le Pas-de-Calais, pas loin de chez moi, lieu-dit La Guillotine, où, pendant la révolution il y en avait une), donc le champ mort marquait l'espace et peut avoir servi à identifier un lieu particulier.
Pour les cimetières, jusqu'à une époque très récente, ils se situaient autour d'un lieu consacré. Il est très rare qu'un lieu consacré ait été abandonné, si une église est détruite, on en reconstruit une au-dessus, les cimetières gaulois ou mérovingiens par exemple, ont servi de lieux de sépulture à des gens morts bien après, etc, etc. C'est une constante de l'église chrétienne de s'être servie de lieux de croyance païens (menhirs christiannisés, par exemple).
C'est de nos jours que l'on "vire" nos morts en dehors des villes, en périphérie, pour des raisons de place ... et de salubrité. Donc je ne crois pas trop à champ mort = lieu de sépulture.
Mais je reste ouverte à toute suggestion qui infirmerait ma proposition. Je suis avide de vous lire ...
Bonne nuit, beaux rêves ...