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le 30-05-2014 09:06
@mielmarand a écrit :@lekandid a écrit :
...
Au fait, en passant Michel, si tu me lis, tu nous referais pas un petit Roland Garros?
Pas envie et trop souvent absent pour un fil à mettre à jour plusieurs fois par jour.
C'est vrai qu'il était beau ce fil.
En fait, à part la banderole en tête perso, tout était copié sur le site officiel.
Pour les mêmes raisons, plus une autre, je ne ferai pas non plus la coupe du monde de foot.
Bonjour toutes-tous,
Bon tant pis Michel, mais il est vrai que cet ancien fil avait eu un énorme succès.
Bon, puisque nous sommes en pleine période de Roland Garros, une explication s'impose quant au comptage des points. Beaucoup se posent la question de savoir pourquoi cette façon abracadabrante qui perturbe certains spectateurs (ne dites non, je le sais, j'ai eu des échos). Alors voilà :
À l’origine, les points se marquaient un par un, en toute logique mathématique. Sauf que le jeu de paume se combinait à celui de "gagne-terrain". Plus un joueur engrangeait de points contre son adversaire, plus il s’approchait du filet.
Quand il avait gagné son premier point, il avançait de 15 pieds (c’était une mesure de l’époque qui correspondait à peu près à un pied humain; soit de nos jours un petit 42). Pour le deuxième point, il s’approchait encore de 15 pieds (ce qui faisait 30). Quand il gagnait une troisième fois, il s’approchait du filet de 10 pieds (ce qui faisait 40). Ensuite, comme il était très proche du filet, il avait beaucoup plus de facilité à passer la balle de l’autre côté; on disait alors que le joueur avait "un avantage" sur son adversaire.
Et voilà, on s’y retrouve: 0, 15, 30, 40, avantage. Le comptage de base du tennis était né.
Au passage, le mot « tennis » est lui aussi issu du jeu de paume. Un jeu si prisé des gentilhommes qu’il avait franchi la Manche pour être adopté par les familles les plus huppées d’Angleterre. À Londres comme à Saint-Petersbourg, l’usage dans la haute société consistait alors à parler le français plutôt que l’anglais ou le russe. Et « tennis » est une déformation de l’impératif « tenez » qui vous prévenait qu’on allait vous lancer la balle.
Deux jeux, deux langues: pas étonnant que l’on s’y paume. Jusqu’à preuve du contraire…
Merci teve-loisirs.fr
Voilà, c'était la minute culturelle.