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05-04-2016 12:11 - modifié 05-04-2016 12:12
Lorsque j'étais ado, un jour mon oncle (allemand) était venu avec sa nouvelle petite amie (chinoise, ne parlant qu'allemand et chinois bien sûr). Idée géniale de ma mère pensant bien faire :"Et si vous nous faisiez une spécialité de chez vous?".
Donc tonton et sa copine vont faire les courses. Ils reviennent et mademoiselle passe en cuisine. Suspense insoutenable en ce qui me concerne, connaissant déjà à l'époque ce qu'ils avaient tendance à cuisiner (hors restos).
Nous passons à table et l'heure de vérité va se faire jour. Effectivement, c'est bien ce que je subodorais : un plat composé à 90% d'oignons BOUILLIS.
Je regarde ma mère d'un air désespéré, allers-retours de mes yeux assiette====>regard vers maman, regard vers maman===>assiette, moue de désespoir voulant dire "non, pitié, pas ça, je peux pas!" Hochements de tête de maman signifiant "allez, fais un effort". Au bout d'un moment, maman se met en colère et me dit d'un ton calme, sans élever la voix, comme s'agissait d'une conversation anodine afin que la maître queux ne se rende compte de rien (pour rappel elle ne parlait pas français) "tu te rends compte que vas la vexer si tu ne manges pas?".
Je prends sur moi, une bouchée, léger haut le cœur, j'avale sans mâcher, une deuxième bouchée, idem et à la troisième, la cata, je me lève à toute berzingue et cours vers les toilettes. Le pataquès que ça faisait lorsque j'ai régurgité ce que j'avais avalé plus certainement une partie du repas de midi.
Grand moment de solitude lorsque je suis revenu à table, ce moment de solitude étant partagé par tous ceux qui étaient présents.