Tiens au fait, voilà un moment que je n'ai pas mis de pavé. Bonne lecture aux courageux.

 

 

                                                       LE NOUVEL ÉCOLO.

 

Une engeance politique a émergé ces dernières années, dont le programme se résume à la plus grosse arnaque depuis la révolution russe : l'écologie. Démagogique au possible, cette idéologie de veaux **bleep** a attiré dans ses filets biologiques tout ce que la planète comptait de frileux de l'engagement en créant une morale plus duraille que le catéchisme des jésuites : la c0nnerie durable. Pour la première fois depuis la Révolution Française, on a des militants dont les principaux combats sont de prendre un vélo pour aller faire leurs courses, à fermer le robinet en se brossant les dents et à jeter la bonne ordure dans la bonne poubelle dans des quartiers où la misère est insupportable. L'essentiel de leurs préoccupations consiste à savoir où jeter le papier, le carton, le verre et le plastique. Ce qui semble être le cœur de leur engagement suffit à satisfaire leur goût de la rébellion. Ils vivent entre eux, forment des milices dans les quartiers et, au nom de la gauche verte et militante, créent encore plus de disparité sociale dans la cité. Plus ils font d'efforts pour être appréciés par les pauvres du quartier, plus ils sont haïs pour leur pédantisme cynique. Préférer pédaler alors qu'on peut se payer une caisse est un concept tellement absurde pour celui qui rame au RSA, qu'il donne envie de ni*quer tous les Vélib' de la terre, au grand dam de ces écolos qui ne peuvent piger la frustration des vrais pauvres. Ce sont des militants qui se battent bec et ongles pour obtenir une "recyclerie" ou un jardin potager dans des villes comptant 50% de chômage chez les jeunes, des militants récoltant leurs tomates sans engrais dans des départements sans écoles et sans crèches.

Rien n'est plus important que la préservation de la nature. Les Verts ont bien essayé de responsabiliser leur discours, mais l'écologie est antinomique à toute sorte d'évolution. Les super héros écologistes totalement dogmatiques et sectaires, tels que Hulot ou autres Arthus-Bertrand, ne distinguent même plus la gauche de la droite, et s'allieraient aux pires fascistes si ceux-ci promettaient des pistes cyclables. Les braves gens qui auraient eu tendance à jouer la carte de la solidarité avec les plus démunis d'entre nous, comme le faisaient les gens de la gauche, se sont laissés trimbaler par eux. Ils cultivent aujourd'hui les trois mètres carrés de leurs put@ins de jardins partagés et croient faire de la résistance en b0uffant les poireaux issus de l'agriculture biologique.

Les Verts ne sont pas à un paradoxe près. Grâce à l'influence des Griinen, par exemple, l'Allemagne est aujourd'hui le pays le plus polluant d'Europe. Leur obstination maladive à combattre le nucléaire les a conduits à conserver des mines de charbon à ciel ouvert aussi grandes que Paris et à participer ainsi au réchauffement climatique. Peu leur importe : le dogme n'a pas été trahi, tous les barbus peuvent marcher la tête haute.

L'ordre des priorités s'est trouvé brusquement bousculé pour satisfaire ces mous du bulbe. La promesse d'une voiture électrique dans une campagne électorale devient soudain plus importante que l'établissement de logements sociaux, et la promesse de constructions de maisons en bois équipées de panneaux solaires et de chi0ttes sèches est devenue l'essentiel d'un programme politique, bien avant la promesse de places en crèches pour tous les mômes.

L'écologie est un luxe de bourgeois. Pour y adhérer, il faut avoir réglé tous les autres soucis de survie. Ce luxe est imposé à tous au nom d'une nouvelle morale qui considère que jeter un papier par terre devrait être sanctionné plus durement que voler dans la poche de son voisin.