Bon, pour l'instant tout va bien malgré, je suppose, le peu de lecteurs vu la longueurs des pavés. Mais si ça peut en amuser ne serait-ce que 2 ou 3, c'est toujours ça.

Je disais donc, tout va pour le mieux bien que, certainement, quelques-uns aient dû crisser des dents à la lecture de certains propos. Comme ça ne va pas aller en s'arrangeant, je poste en c/c une critique concernant le livre de Geluck, laquelle critique peut aller comme un gant, mot pour mot, à celui de Liebig.

 

"Peut-on rire de tout ?" Est fortement déconseillé aux zélateurs de la bienséance, aux promoteurs de propos consensuels, aux chantres de la domestication sociale, aux ligues dont l’antiracisme, l’antisémitisme, l’hygiénisme, le respect confit de la religion, la préservation de la morale, l’éradication des discriminations, la protection de l’ordre établi ou la promotion de l’enfant-roi constituent le fond de commerce.

Il est vrai que Philippe Geluck ne s’encombre pas toujours de nuances et parfois encore moins de finesse. On finira par le regretter à la lecture de quelques passages car, dans le cadre d’un pamphlet, rien n’est plus efficace que l’élégance de la plume pour proférer les plus colossales énormités, les plus indicibles vérités.

Des intégristes musulmans qui se mettent à « déguiser leur femme en abat-jour ou en fantôme pour bien montrer qu’elle est inférieure à eux » aux juifs ultra-religieux qui « tondent le crâne de leurs femmes (même pas parce qu’elles ont couché avec un Allemand) », en passant par les catholiques qui « n’osent plus nous clouer au pilori comme ils ont adoré le faire, mais qu'il ne faudrait pas pousser beaucoup pour que ça les reprenne » ou les handicapés qui « ont obtenu des places de parking réservées et ne se gênent pas pour se garer sur celles des personnes valides », personne n’est épargné.

Bref, c’est souvent « du brutal », pour reprendre le mot de Michel Audiard. Mais un « brutal » salutaire, décalé, férocement hilarant, décapant, qui nous change des guimauves habituelles et qui suscite déjà quelques polémiques chez les beaux esprits.