Karim Benzema

«Deschamps a cédé sous la pression d'une partie raciste de la France. Il faut savoir qu'en France le parti d'extrême droite est arrivé au deuxième tour des dernières élections. Mais je ne sais pas si c'est une décision individuelle de Didier, car je m'entends bien avec lui, et avec le président. Je m'entends bien avec tout le monde.»

«Pour le moment, je suis tranquille, concentré sur mon club avec lequel j'ai gagné le maximum, poursuit l'avant-centre. La France va se rendre compte qu'elle a été injuste avec moi. J'ai déjà subi le contrecoup de la Coupe du monde 2010, mais l'Euro, c'est encore plus dur. C'est l'une des plus grandes déceptions que j'ai eues, sans aucun doute. Mais bon, il faut se relever et j'espère aller le plus loin possible dans ma carrière. On me critique beaucoup en France, moi, ma famille, mon entourage, mais si j'étais une mauvaise personne, mal conseillée, je n'en serais pas là aujourd'hui. Cinq années à Lyon, sept à Madrid, à gagner des titres.»

 

 

«Insupportable» pour François Fillon,

«inacceptable» pour Nathalie Kosciusko-Morizet,

«carton jaune» pour Jean-Marie Le Guen :

la classe politique a condamné ce mercredi les propos de Karim Benzema, selon qui Didier Deschamps a «cédé à la pression d'une partie raciste de la France» en ne le sélectionnant pas pour l'Euro 2016.

 

Nathalie Iannetta, conseillère sports de François Hollande, sur Twitter :

«À toutes fins utiles je rappelle que la seule couleur de l'équipe de France, c'est le bleu.»


A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis. - Martin Luther King