Options
- Marquer comme nouveau
- Marquer
- S'abonner
- Sourdine
- S'abonner au fil RSS
- Surligner
- Imprimer
- Signaler un contenu inapproprié
le 24-03-2010 03:54
Je me souviens des attentes, à l'hôpital, quand on voit sur les autres patients les stigmates que l'on ne veut pas voir sur l'être aimé. Tous ces signes rèvélateurs dont la raison connaît l'issue mais dont le coeur dénie l'existence.
On échange des regards où le bien-portant essaie de mettre de l'amour, au moins un peu de chaleur humaine, et où le malade tente d'exprimer son espoir : "Non, non... ça va. Juste un peu fatigué."
Le personnel soignant se protège vaille que vaille derrière une bienveillance professionnelle de bon aloi.
On feuillette machinalement Les revues de prophylaxies en tentant d'y découvrir ce que les médecins n'ont pas dit.
Et puis, l'autre est appellé. C'est son tour.
Il s'éloigne d'un pas fatigué que l'on ne connaissait pas en nous laissant, déjà, seuls.
On échange des regards où le bien-portant essaie de mettre de l'amour, au moins un peu de chaleur humaine, et où le malade tente d'exprimer son espoir : "Non, non... ça va. Juste un peu fatigué."
Le personnel soignant se protège vaille que vaille derrière une bienveillance professionnelle de bon aloi.
On feuillette machinalement Les revues de prophylaxies en tentant d'y découvrir ce que les médecins n'ont pas dit.
Et puis, l'autre est appellé. C'est son tour.
Il s'éloigne d'un pas fatigué que l'on ne connaissait pas en nous laissant, déjà, seuls.
