Je me souviens...

http://www.youtube.com/watch?v=BNluBx_NWSQ

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alison.0524
Non applicable
kikou l'empereur :-D
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Bonjour Alison.


Je me souviens que ce grand échalas avait l'air d'un gamin attardé.
En fait, c'était un gamin attardé.

Il travaillait au fond dans les mines de charbon de Moselle, et son rêve était de devenir porion.
Mais il n'y croyait guère, car il savait que ses lacunes en orthographe compromettaient ses chances à l'examen pour accéder à ce statut, lui qui avait quitté l'école à treize ans et qui parlait plus souvent le patois mosellan que le français.
Je lui avais proposé de lui donner quelques cours et de faire des dictées, ce qu'il avait accepté d'emblée et qui avait déclenché immédiatement les railleries de quelques grandes gueules de la chambrée.
Ceux-là même qui s'échinaient avec lui, une semaine plus tard, à restrancrire les dictées que j''épelais avant l'heure comme Bernard Pivot le ferait plus tard à la télévision.

Après... Je me suis ennuyé pendant plusieurs semaines à jouer ce rôle qui n'était pas le mien, et je n'ai jamais su s'il avait réussi son examen, ni même s'il l'avait présenté.

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Je me souviens ...


il y a 1 an j arrivais sur ce forum ..
en plein règlement de compte atroces , ça parlait de suicide, du règlement de compte furieux, ... depuis combien de tps cela avais duré déjà ...
:O
ou avais je mis les pieds !

Je me souviens ...

aujourd'hui hui, comme dirait les Poppies, non non rien a changéééé ... !

Je me souviens ... happy beurk day ... 1 bougie ... peut être 2 ... ? ...

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... Je me souviens ...

merci de m avoir lu !
😉


vé bosser
ciao les zamis
Joel

faut vraiment que tu fasse partout.... c'est degueu, on marche dedans!

:^O







alison.0524
Non applicable
la dame :-x comment vas tu ?
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Elle se souvient du jour où elle a compris qu'elle n'avait pas la moindre importance


je me souviens du jour ou j'ai décidé que j'avais autant d'importance que les autres et que ma vie personne la vivrait a ma place.

c'a m'a pris quarante ans 😉

🙂
Nul ne guérit de son enfance
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[...] c'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour.
(Les justes) Camus

Je me souviens que le marché se tenait tous les mercredis.
Il occupait chaque côté de la Vézère, que le vieux pont reliait en offrant lui-même un espace supplémentaire pour les étalages divers.

Les vieux cars cacochymes et brinqueballants libéraient leurs occupants sur le foirail, où quelques bestiaux étaient attachés à des anneaux de fer scellés dans des bornes en pierre alignées comme à la parade.

Les hommes avaient mis leur bérêt de sortie : celui qu'aucune toile d'araignée ou aucune barbe de seigle échappées d'un vieil appentis ne venaient décorer.
Les femmes avaient repassé pour l'occasion leur plus beau tablier, uniformément noirs ou bleu-marine, que seules quelques petites fleurs blanches venaient égayer.

Le déchargement des autobus était une affaire délicate : gorets entravés, cages de poulets à engraisser, en saison canards ou oies à gaver...
Les colporteurs proposaient leurs produits de vannerie, leurs fourches ou râteaux à dents de bois, leurs lames de faux et autres bottes de ficelle en chanvre.

Le vieux pont était le passage obligé entre les deux rives et les places de choix se trouvaient sur les avancées tournées vers l'amont des pîles du pont.
Les vieilles s'y regroupaient par affinités et passaient plus de temps à commenter en patois les dernières nouvelles qu'à s'intéresser au chaland.
Assises sur un tabouret pliant ou sur une caisse en bois, elles avaient disposé leur besogne devant elles : légumes frais cueillis, motte de beurre fermier où perlaient encore quelques gouttes de petit lait, cochons d'Inde, pintades, poules parisiennes...

Elles suspendaient parfois leurs discussion pour relever leurs jupons et répondre aux cancans des canetons jaunes et noirs qu'elles y avaient places à l'abri du soleil.       

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Je me souviens des attentes, à l'hôpital, quand on voit sur les autres patients les stigmates que l'on ne veut pas voir sur l'être aimé. Tous ces signes rèvélateurs dont la raison connaît l'issue mais dont le coeur dénie l'existence.
On échange des regards où le bien-portant essaie de mettre de l'amour, au moins un peu de chaleur humaine, et où le malade tente d'exprimer son espoir : "Non, non... ça va. Juste un peu fatigué."
Le personnel soignant se protège vaille que vaille derrière une bienveillance professionnelle de bon aloi.
On feuillette machinalement Les revues de prophylaxies en tentant d'y découvrir ce que les médecins n'ont pas dit.
Et puis, l'autre est appellé. C'est son tour.
Il s'éloigne d'un pas fatigué que l'on ne connaissait pas en nous laissant, déjà, seuls.

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[...] c'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour.
(Les justes) Camus

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Je me souviens, moi aussi.  

🙂

alison.0524
Non applicable
ah le bon vieux temps 😄

tiens en parlant de ça je l'ai retrouvé 😛 :^O

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]:)


Et l'autre ???

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alison.0524
Non applicable
Et l'autre ???

:O gourmand avec ça :^O
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Il y a un vieux proverbe chinois qui dit : "si tu veux deux cannes, assure toi d avoir le bras solide.....
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[...] c'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour.
(Les justes) Camus