Bonjour,

Qui ne connaît pas le beau Travis métamorphosé pour interpréter son personnage Ragnar Lothbrok dans "Vikings" ?

Non, moi je suis transgenre, bien plus grand, et les cheveux bien plus longs. Et puisque j'en suis à me dévoiler, je voudrais vous parler d'Orféo, une association qui vient en aide au troisième genre et à son entourage. Je vous mets un passage du site cher à mon coeur :

"Bien que la loi interdise les mutilations g é n i t a l e s et toute autre forme de mutilation non nécessaire à la survie d'un enfant, celle-ci ne semble pas s'appliquer aux enfants intersexués. Très souvent, ces enfants sont opérés à plusieurs reprises pour que leurs organes g é n i t a u x ressemblent le plus possible aux normes masculines ou féminines. Pourtant toutes ces opérations ne sont pas nécessaires pour qu'ils puissent vivre normalement et en bonne santé. La plupart du temps, ce sont les médecins qui poussent les parents à se décider en faveur des opérations chirurgicales sans se soucier une seconde de ce que l'enfant désire devenir. Pour motiver les opérations et justifier de la stérilisation quasi systématique qui s'ensuit, les médecins mettent souvent en avant les risques de cancer qu'encourent les personnes intersexuées, pourtant ces risques n'ont jamais été clairement prouvés.
En tous cas, grâce aux témoignages d'adultes intersexués ayant été opérés enfants et de parents d'enfants intersexués, nous savons aujourd'hui que ces opérations de normalisation ne sont pas au point et laissent des traumatismes physiques et psychiques à vie.

Il faut aussi préciser que l'intersexuation est parfois visible sur les échographies et que dans ce cas, le personnel médical encourage vivement les parents à procéder à une IVG (interruption volontaire de grossesse) alors que le foetus est en parfaite santé.

Il est important de savoir que les parents d'enfants intersexués ont tout à fait le droit de refuser les traitements proposés par les médecins tant que la vie de leur enfant n'est pas en danger."

Loi no 2002-303 du 4 mars 2002, Art. L. 1111-4  « Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. »

Article R.4127-41 du code de la santé publique, "Aucune intervention mutilante ne peut être pratiquée sans motif médical très sérieux et, sauf urgence ou impossibilité, sans information de l'intéressé et sans son consentement."


NON à l'hysterectomie et la mastectomie, NON à l'infibulation comme alternative. STOP !

"Donne à ceux que tu aimes des ailes pour voler, des racines pour revenir et des raisons de rester" - Dalaï-lama